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Cabanova
Textes extraits de l'album " Nomades":
Soleil Qu’est-ce que tu fais dans le soleil Parmi les oiseaux à tire-d’aile Qu’est-ce que tu voles à l’hirondelle ? Un peu de ciel couleur vermeil Ce soir, la chaloupe est en retard Ton île est encore dans le brouillard Ce soir, la fête sera tienne A moins qu’tu fermes les persiennes Prépare ton plus beau paréo Mets donc des fleurs sur le piano Des invités sur la terrasse Avec un whisky glace Mets donc un disque de Gilberto Le Gil, tu sais, celui qu’est fragile Quand tu te laisses, incognito Porter par sa guitare agile La mer s’écrase en vagues douces Ecume d’or mêlée de mousse Des cocotiers chargés, penchés Ont vraiment l’air de cancaner Qu’est-ce que tu fais dans le soleil Tes bras dansant en guise d’ailes Est-ce le bonheur qui te transporte ? Fais-moi franchir cette porte Prépare ton plus beau paréo Mets donc des fleurs sur le piano Des invités sur la terrasse Avec un whisky glace Mets donc un disque de Gilberto Le Gil, tu sais, celui qu’est fragile Quand tu te laisses, incognito Porter par sa guitare agile Qu’est-ce que tu fais dans le soleil
L’île Te souviens-tu de Cet été sur l’ïle Où nous étions deux Libres et fragiles Te souviens-tu de Cet amour d’enfants Où nous étions deux Comme des amants Te souviens-tu comme Nous nous regardions Et nous étions comme Dit cette leçon La leçon de choses Pour nous découvrir En s’offrant les roses Et bien les ouvrir Te rappelles-tu L’été à Belle-île J’e n’sais vraiment plus Quelles chansons futiles Nous avions écrites Pour nous découvrir En s’offrant des mots Des notes et des rimes
En couleurs Dans cet aber, couleurs très vives, lumière fragile Scintillent les voiles, soleil cassant et nos vingt ans Comme accrochés à ces bateaux à la dérive Ces courants d’eau passent dans ma tête quelques instants Instants perlés, souvenirs vagues, effilochés Au goût salé de rêve d’enfant déjà trop grand Comme accrochés à ces palangres posées vite fait Que l’on remonte en espérant déjouer le temps Je reviens sur la dune qui domine la mer Besoin d’odeurs, couleurs marines , fraîcheur limpide Te donnerai des mots glanés sur ces sentiers Emboîterai tes pas jusqu’au bout de l’été De Port Manech à Banalec en bout de terre Là où la fin porte en son nom tout l’horizon Ces quelques pointes sur l’océan sont assez fières De porter haut ces celtes rives à Trévignon je veux la confusion du paysage et de ma tête Je veux l’ eau de la mer dans mes veines sans aucune peine Et que le rouge de mon sang vienne du soleil Et que ma vie s’envole guidée par les oiseaux
quelques textes extraits de l'album "Traces"
Désert J’ai vu les dunes soumises au vent, le sirocco Modeler les signes transmis par le peuple berbère Berbères très fiers ,très solitaires A Merzouga, le soleil tape vite et fort Je traîne mon corps, les pieds derrière sous l’effort Tout mou dedans, pas fort dehors Je suis l’oiseau volant vers ce soleil trop grand Brûlant ses ailes Pour respirer, j’en passerai tant et tant Toutes ces frontières. L’horizon danse, ondoie, s’éloigne encore Le vide s’installe en moi, les poumons brûlent, je perds le Nord J’suis plus très fort, loin d’être un roi Dans le désert j’en veux à ces ministères Qui font les guerres et fabriquent la misère Vendent une liberté aussi chère que l’air Je me souviens Alil sur le seuil De sa maison perdue dans les vagues de sable Je me souviens de cet accueil
A l Ouest de Brest J’ai vu des lendemains gris comme la pluie qui te plombent l’envie d’écrire Juste partir au loin, ton p’tit sac à la main qui te sert d’alibi Dedans, les restes du temps quand t’avais le désir De croire qu’à tout moment, tu conjugues le verbe « frémir » Au présent Dans l’instant J’ai vu des archipels, croisé bien des chapelles qui te livrent leurs secrets A peine croisés l’été, besoin d’les partager aux terrasses des cafés Dehors, il reste encore temps d’avoir ces grandes idées Et croire qu’à tout moment, tu conjugues le verbe « aimer » Au présent Dans l’ instant Kérouac ou Rezvani Les états désunis La route va-t-elle encore à l’Ouest de Brest, à l’Ouest de Brest ? J’ai cru au sens des mots qu’on te jette au hasard, suggérés par le regard Celui qui dit : « je me vois dans ta vie, allez, c’est pas fini » Ailleurs, il reste l’endroit où je te rencontrerai Au bout de cette route pas droite, mais y’a parfois pas d’doute L’apprivoiser La conjuguer Kérouac ou Rezvani Les états désunis La route va-t-elle encore à l’Ouest de Brest, à l’Ouest de Brest ? J’t’ai vu à l’horizon marcher tout le long de la ligne continue Sans pointillés, aucun, ton p’tit sac à la main que tu balances en avant Plus près maintenant, en silhouette agile Qui danse sur un pied, un peu sur le côté Le présent Dans l’instant Kérouac ou Rezvani Les états désunis La route va-t-elle encore à l’Ouest de Brest, à l’Ouest de Brest ? Miller et Bukowski, vos mots ,la rage et puis aussi ces cris La route va-t-elle encore au bout d’la nuit, bout d’la nuit ? Kérouac ou Rezvani Les états désunis La route va-t-elle encore à l’Ouest de Brest, à l’Ouest de Brest ?
Les sirènes Les chants perdus de nos jeunes sirènes ressemblent aux gens disparus en mer au large d’Ouessant par une tempête d’Ouest dispersant le sang des poètes fous de bassan et cormorans noirs pour une histoire bête de travers. Les chants perdus de nos jeunes sirènes sont les amours retrouvés à l’envers de souvenirs rattrapant le présent trop présents dans ce monde plus très vert où les naufrages sont trop lents, trop patients pour êtr’ là reconnus sur cet’ terre. Cette Terre à l’envers Des océans par terre Toutes ces têtes de travers Les sirènes qu’on enterre Je veux rattraper le temps perdu et le sauver Les chants perdus de nos jeunes sirènes ont des mots tendres et le sourire charmeur vous entraînant tout au fond de la mer très très loin de ce monde plus très vert Avec vos rêves vécus trop de bonne heure On n’passe pas très loin du bonheur
Les poussières de Bagdad Ces enfants aux yeux trop trop vert sont passées comme des étoiles Sur le front de cette guerre Sont allés dans cet enfer De feu et et de fer, jamais plus Ils ne verront le ciel Comme des étoiles filantes Passées, cassées Ils verront leurs rêves couler De leurs blessures béantes S'infiltrer dans la poussière de Bagdad. Ces enfants aux yeux étranges Ont vu les soldats arriver Les prendre par la main Aussi, leurs parents tomber Ou partir monter dans ces trains Pour nulle part où aller Quels rêves sont alors possibles Et quel avenir? On souhaiterait ne pas les voir Creuser la terre aride Et soulever la poussière de Bagdad Des enfants grandis trop vite dans les chars et les mitrailleuses Désignant l'océan Manathan, les fières bâtisses Des allées fleuries, des années De succès en affaires Destin si peu enfantin Pour ces gamins Qui se sont jouer du destin De ces milliers de gens Enfermés dans la poussière des Gratte-ciels.
Nouveaux rois Faudrait qu'tu vois Passer tous ces gens-là Ils ont les dents sourire fraîcheur menthol Faudrait qu'tu sois là Pour les voir d'en bas Ta position les place loin du sol Leurs certitudes, leur arrogance m'étonnent La sainte cours des nouveaux rois Le fric qui suinte de leurs mots qui donnent Des leçons qui n'concernent personne C'est pas vrai tout ça J'y crois pas Faudrait qu'tu vois Passer tous ces gens là IComme disaient Brel, Brassens ou bien Ferré Si bien qu'on n' ose plus trop en parler Toi qui n'aspire qu'à vivre et à sentir L'odeur des fleurs qui poussent dans nos coeurs Ils font les guerres de leurs salons glacés De leurs fauteuils capitonnés Jouent aux échecs, les fous sont mal placés La tour, prends garde! Les rois arrives par là C'est pas vrai tout ça J'y crois pas
Textes extraits de l'album " A l'Ouest de Brest":
Le livre Des rives embrumées Des salives enivrent Tes lèvres cristallines Parcours le livre ouvert Sur l’éphémère Des berges salines Emerge l’éclat d’or Des soleils qu’assassinent De vertes promesses D’illusoires liesses De certains matins Où l’on voit ces midi Sans vouloir les soirs En solitaires espoirs La fraîcheur, gardée Je ferme ce livre A sec est le lit Ridicules, ces rêves Ridicules De ces rosées goûtées Au coin de nos baisers Les yeux sur le côté Que deviennent Nos pensées ? Des rives embrumées Des salives enivrent Tes lèvres cristallines Parcours le livre ouvert Sur l’éphémère Je ferme ce livre A sec est le lit Ridicules, ces rêves Ridicules Ridicules, ces rêves Ridicules
On s’en fout A voir venir les beaux jours Ceux qui te caressent la joue A la lumière de nos amours On s’en fout De ceux qui ferment l’espace et livrent nos corps en pâture Des vautours De ceux qui jouent à nous trahir On s’en fout De ceux qui se délectent de nos âmes fluettes Des babines qui te lèchent la tête De ceux qui te tirent dans le dos Sont-ils plus beaux ? Des gens pseudo- heureux Des marchands de bien-être Des animateurs pieux Et leurs promesses bien faites Les distributeurs de rêves sont-ils honnêtes ? Je crois que le silence vaut mieux Que les discours venimeux Faire semblant d’être unique On s’en fout Je nous imagine très loin A la limite de l’horizon Je nous imagine en chemin Et on s’en fout De ceux qui se délectent de nos âmes fluettes Des babines qui te lèchent la tête De ceux qui te tirent dans le dos Sont-ils plus beaux ? Des gens pseudo- heureux Des marchands de bien-être Des animateurs pieux Et leurs promesses bien faites Les distributeurs de rêves sont-ils honnêtes ?
Finistère Ah, Finistère, qu’est ce que tu sens bon, ma terre Avec tes mers le vent et tes rivières J’aime le sel que tu déposes sur ma peau, l’hiver Quand les embruns fouettent les digues Et ces bateaux ivres Ah Finistère, si je te personnifie ainsi C’est que tu es ma mère nourricière Dans mes veines tu as mis mes veines et mes déveines Sur tes routes, croisé tant d’amis Des amours aussi C’est bon pour le fun Le blues et la pêche à la muse Loin des discours Point de détours C’est vraiment ça Ah, Finistère, je te redécouvre en terre amie J’ai mis le temps à te choisir complice J’ai pris trop de routes en sens interdit, ma mi-i-ie Quand tu m’aspirais, je me sentais libre En résistance C’est bon pour le fun Le blues et la pêche à la muse Loin des discours Point de détours C’est vraiment ça
photo: Alain Grall
LE PASSEUR J’ai délaissé quelques années Lavé séché presque bien né J’me suis laissé quelque peu aller A m’enfermer dans la cité Nourrir une ambition maligne Histoire d’être bien digne L’histoire de nos parents comme signe Suivre la trace de nos aînés Et porter leurs costumes d’été Enfiler les robes de chambre l’hiver Et en être fier J’ai délaissé quelques années A me former à me formater Sans regarder les fleurs pousser Les rivières couler creuser leur lit Ah m’allonger sur les cailloux Sentir le vent caresser les g’noux L’eau de pluie sur mon visage Sans capuche sans être sage S’asperger de l’eau des fontaines Et s’enivrer de tous les pollens Et en être fier Le passeur m’a emmené De l’autre côté du rivage Je pense qu’après toutes ces années Il m’avait donné un gage J’ai délaissé quelques années
NOMADES Dans le Lointain De la poussière Levée par je n’sais quelle armée Sur le chemin Certainement, fiers Ils ne sont pas là depuis des années Le soleil tape Dur sur ces corps Silhouettes vagues, si jeunes encore Ils se découpent Comme irréels En ombres épaisses dans le décor Partis de loin Echappés trop tôt Laissant les vieux A leurs destins Laissant l’enfance Un reste d’innocence Des jouets, des poupées Et l’insouciance Chassés des terres De leurs ancêtres Par cette mer si bleue, si belle Comme une couverture L’immense laine Comme une couverture Belle et mortelle
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